
Qu'est-ce qu'un haori japonais ? Histoire, style et créations chez KOGEDO
Qu'est-ce qu'un haori ? Haori vs kimono ?
Kogechan éclaircit le mystère dans sa chronique !
🧵 C’est quoi, un haori ?
Si tu pensais que le haori était une sorte de mini-kimono pour faire joli dans les musées, on va tout de suite remettre un peu d’ordre dans les plis, poko.
Le haori est une veste traditionnelle japonaise, portée par-dessus un kimono — ou aujourd’hui, par-dessus n’importe quelle tenue du quotidien. C’est une pièce ouverte sur le devant, sans système de fermeture, souvent dotée de liens intérieurs discrets appelés himo, qu’on peut attacher… ou laisser flotter pour un effet plus décontracté.
Son tombé fluide, sa coupe droite, sa légèreté en font un vêtement incroyablement moderne, sans jamais avoir eu besoin de l’être.
Contrairement à ce qu’on croit souvent, le haori n’est ni un kimono court, ni une sorte de robe de chambre japonaise. Il a ses propres codes, sa propre allure. Et surtout, il peut passer du ryokan au trottoir parisien, du temple shinto à ton brunch du dimanche, sans perdre une miette de son élégance.
📜 Un peu d’histoire (promis, ça se lit sans bâiller)
Si le haori semble avoir trouvé sa gloire à l’époque Edo, ses racines remontent bien plus loin, jusqu’à l’époque Heian (VIIIᵉ–XIIᵉ siècle), quand les premiers guerriers le portaient par-dessus leur armure pour se protéger du froid ou de la pluie ou pour se distinguer. Un vêtement pratique, sobre, sans fioritures. Du pur textile de guerrier, poko.
Mais c’est à partir de l’époque Edo (1603–1868) que le haori sort des champs de bataille pour s’inviter dans la vie quotidienne. Les marchands, artisans et urbains stylés l’adoptent peu à peu comme vêtement de dessus. Il devient une pièce utilitaire mais élégante, souvent noire à l’extérieur, et parfois richement décorée à l’intérieur pour cacher le luxe et ne pas trop se faire remarquer.
Le haori féminin, lui, apparaît plus tardivement, au début du XXe siècle. Moins formel que le kimono, il devient rapidement une manière pour les femmes de s’habiller avec raffinement sans se compliquer la vie. Certaines pièces anciennes cachent de magnifiques doublures peintes à la main, avec des scènes poétiques ou symboliques visibles uniquement par la personne qui le porte… ou celle qui aide à l’enfiler.
Bref, le haori, c’est l’histoire d’un vêtement qui a su concilier confort, discrétion et beauté, à travers les époques et les classes sociales.
✂️ Comment est fabriqué un haori ?
À l’origine, ces vestes étaient presque toujours cousues à la main, selon les techniques traditionnelles du kimono, avec des règles bien précises… et quelques libertés selon l’époque et la région.
Les tissus utilisés sont souvent nobles et solides :
-
Soie (rinzu, chirimen, tsumugi…) pour les pièces luxueuses et raffinées
-
Lin ou ramie pour les haori d’été (hitoe, non doublés)
-
Laine pour les haori d’hiver, plus épais et chauds, souvent portés au quotidien à l’époque Showa
-
Et parfois des fibres synthétiques très populaires à partir des années 50
Les motifs, eux, racontent une histoire : shibori, kasuri, komon, symboles saisonniers ou porte-bonheur… chaque haori porte un petit monde dans ses fibres.
🧷 Les différentes parties d’un haori (anatomie d’un chic silencieux)
-
Col (eri) : large, droit, parfois renforcé ou orné
-
Manches (sode) : droites, plus courtes que celles d’un kimono
-
Ouvertures sous les bras (miyatsukuchi) : pour plus d’aisance
-
Liens (himo) : petits cordons amovibles pour le fermer joliment
-
Doublure (ura) : un monde secret, parfois bien plus audacieux que l’extérieur…
🧥 Le haori aujourd’hui : entre vestiaire traditionnel et défilé de rue
Qui aurait cru qu’un vêtement vieux de plusieurs siècles deviendrait l’un des plus actuels du vestiaire moderne ? Et pourtant, le haori est là, bien vivant, posé sur les épaules d’un mannequin en plein Tokyo comme sur celles d’un flâneur à Montmartre.
Sa coupe droite, sa structure souple, l’absence de fermeture et son élégance naturelle en font une pièce extrêmement facile à porter. Contrairement à un kimono, pas besoin de ceinture, de sous-kimono ou de rituel d’habillage. Tu l’enfiles, tu marches — et tu es stylé·e.
✨ Le haori et la mode : une histoire d’amour discrète
De nombreux créateurs contemporains, japonais ou non, s’en sont inspirés, parfois sans même le dire :
-
Yohji Yamamoto, Comme des Garçons ou Issey Miyake ont intégré depuis longtemps des silhouettes de type haori dans leurs collections.
-
On peut aussi retrouver cette influence chez Haider Ackermann, Dries Van Noten, ou encore dans certaines pièces de Massimo Dutti, Lemaire ou COS. La mode est à la veste japonaise oversize, de la haute couture au prêt à porter !
Et dans la rue ?
-
Un haori sur un jean brut et un t-shirt blanc, c’est la silhouette urbaine parfaite.
-
Sur une robe fluide, il remplace le gilet (so mamie…) sans effort.
-
Sur une chemise oversize et un pantalon large, on est en plein dans le style slow fashion et inspiré.
Chez Kogedo, on adore montrer à quel point le haori s’intègre parfaitement dans un vestiaire moderne, qu’on ait un style minimaliste, bohème ou street. Il suffit de trouver la pièce qui vous parle : par sa matière, sa couleur, ou sa doublure secrète.
Mayssa, Richard et Loony, nos copains parisiens habillés en haori vintage KOGEDO
🕰️ Les haori vintage de Kogedo : des pièces qui ont vécu (et ça se voit… joliment)
Il y a les vêtements neufs qui sentent la fabrique, et puis il y a ceux qui ont une histoire cousue dans les doublures. Les haori vintage japonais, c’est exactement ça. Des pièces d’exception, souvent issues de l’époque Shōwa (1926–1989), parfois même plus anciennes, que nous chinons avec amour et patience au Japon, sur les marchés ou dans les recoins d’ateliers oubliés.
Ce qu’on aime ?
✔️ Les motifs discrets ou poétiques
✔️ Les doublures parfois inattendues
✔️ Les tissus anciens qu’on ne fabrique plus aujourd’hui
Chez Kogedo, on ne sélectionne pas ces haori au hasard. On les choisit pour leur caractère, leur style résolument moderne, leur petit supplément d’âme. Et on les pense pour une deuxième vie : dans ton dressing, dans ta ville, sur ton dos, pas dans un musée. On met un point d’honneur à vous trouver des pièces vintage en parfait état, qui ont su traverser les années sans accroc.
🧵 Mikan :
"Je porte des haori vintage à Paris tout le temps, avec un style oversize sur mes jeans. J’ai l’impression de porter de la haute couture en toute discrétion”.
Mayssa porte le haori Hanami by KOGEDO l'Atelier
🧶 Les haori de l’Atelier KOGEDO : tradition cousue main (la touche Mikan)
Les haori de l’Atelier KOGEDO sont faits à la main, en France, à Paris, à partir de tissus japonais contemporains aux motifs traditionnels : Seigaiha, Asanoha, Sakura, Ume, Momiji, grues… Chaque étoffe est choisie pour son toucher, sa beauté, sa symbolique.
Comment Mikan a modernisé le haori :
✔️ Elle a repensé la coupe du haori pour le rendre plus urbain, plus confortable au quotidien
✔️ Les manches sont moins larges, le tombé plus structuré (ouf on peut enfin manger sans tremper ses manches dans le ramen !)
✔️ Le vêtement s’adapte aux vies d’aujourd’hui, sans perdre l’élégance d’hier
Mikan, hyper fière de lancer les haori modernes de l'Atelier KOGEDO
🎴 Et si c’était votre tour ?
👉 Découvrir nos haori vintage et les créations de l’atelier Kogedo